No -45- TERRAIN VAGUE... VD

Publié par Georges Mouillac

Merci de nous adresser vos impressions...

Nous nous proposons de regrouper sur ce   "terrain vague"

les témoignages de lecteurs

ayant été sensibles à notre action ou à nos commentaires.

Si des photos ou textes, ont éveillé en vous des souvenirs heureux, 

ou blessures enfouies, faites nous les connaître...

Une route éclairée nous permettra de mieux progresser. 

***

 

Georges Mouillac est né en Oubangui-Chari (un vocable daté qu'il adore)

d'une oubangienne nommée Pauline, et de Jacques, un militaire français.

Dès l'âge de cinq ans, il quittera maman Pauline et sa famille africaine,

pour vivre au sein de sa famille paternelle...

Tranche de vie à découvrir sur la page 2 de son blog: "Georges Mouillac na Pauline mama ti lo"

La qualité de ce blog donnera une idée de la culture que ce fonctionnaire de l'Education Nationale

française, aura eu tout loisir d'acquérir au contact d'un parcours de vie. 

Il y est dit, le déchirement et la volonté obstinée de l'attachement à sa maman africaine...

Et, quelque part, je me reconnais en lui... je suis bouleversé par cette force qui l'habite,

cette Fidélité maternelle à laquelle je voudrais rendre hommage.

 

Fidélité maternelle

 Nous n'avons qu'une mère, une; une source, unique.

Certains  (et quelle torture de chaque instant, essentielle, ontologique!) , 

 ne savent pas qui c'est,     ou l'ont perdue trop jeunes.

Mais que l'on se mette à la place, par contre, de l'artiste Smaïn,

qui n'a jamais su qui était la sienne, 

et qui est pourtant venu la chercher, la "rechercher" en Algérie,

avant de s'apercevoir, qu'elle était toutes ces mères algériennes qu'il croisait alors...

Oui, mais nous n'avons qu'une mère, une seule, fût-elle humble, fût-elle analphabète, 

et c'est à elle qu'il faut rester fidèle par son engagement,

même si elle n'en saura jamais trop rien.

Ceux d'entre nous qui sont issus de la pauvreté,

de la misère, étrangers ou analphabètes, le savent bien.

Peu de mots, mais ici chaque mot, simple, chaque document, plus ou moins isolé,

venu de gens qui n'ont rien eu, ou presque rien, 

prend un relief saisissant et définitif, auprès duquel nos fades montagnes de documents,

de paperasses et nos bibliothèques de bouquins ne pèsent rien du tout.

Quand après tant d'années, le fils retrouvera sa mère,

celle-ci, sans autre commentaire, lui dira seulement:

*Tu es grand, tu es beau, tu diras merci à Jacques d'avoir bien pris soin de notre enfant*

Ces pauvres femmes, qui n'ont pas connu autre chose,

ne se rendent pas compte de l'héroïsme involontaire dont toute leur vie témoigne

et qui leur fut si naturel.

En créant le site et l'action "Pauline Femme Centrafricaine",

le fils reste fidèle à travers les décenies, les époques, les bouleversements à sa mère et,

un peu à la manière de Smaïn, à travers elle, à toutes les femmes centrafricaines;

d'où sa dévotion à la langue sango, c'est-à-dire au langage maternel, 

au paysage oubanguien, à la nature centrafricaine...

"natura" on l'oublie un peu trop, signifie, au départ, "naissance";

à cette terre à laquelle rester fidèle, à travers et malgré ses drames,

et à cause même d'eux.

Daniel ARANJO 

Professeur des Universités 

Prix de la critique de l'Académie Française 2003 

Ancien Assistant à la Faculté des lettres de Bangui (1973-1977)

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Daniel Aranjo à l'île Maurice, sep. 2011, devant la statue du poète   P-J Toulet

Bonjour Georges

Merci pour ce témoignage poignant et pour le travail que vous faites via votre structure.

J'espère que j'aurai le plaisir d'échanger de visu avec vous et de vous rencontrer lors de

votre prochain passage à Bangui.

***

 

Clément De Boutet-M'bamba    

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***

TALIMBI... Ils font peur!

 

L'Oubangui-Chari, ce fleuve adoré de mon enfance

aujourd'hui me  fait peur!... pour cause:  Le TALIMBI.

****

Dès nos premiers "retours aux sources", on s'appliqua à nous faire peur...

fais pas ci, fais pas ça... Attention DANGER!

N'approchez pas trop le fleuve, des sorciers maléfiques 

qu'on nomme iciTalimbi, pourraient vous emporter et vous noyer.

Moi dont les souvenirs du fleuve n'étaient empreints que de jeux sur les bancs de sable,

et de descentes paisibles en pirogues,en direction du pays mbwaka, 

assis entre les jambes de mon grand père maternel, Michel Kadamé...

Moi qui ne craignais et ne respectais que "Mami-Wata"!...

la divinité des eaux, partout vénérée en Afrique.

 

Lors d'un repas, des "cousins métis" amusés de notre frayeur, 

nous expliquèrent à mon épouse et moi, leur définition de talimbi 

 désacralisation pour le coup du mythe.

Littéralement: Ta=Marmitte,  Li=Tête,    Mbi=Moi, Mon, Ma...

Déduction: ne devrait on pas dire "zo-na-ta-ti li" ?...

Rien de sorcier... ce ne sont que de vulgaires malfrats, coiffés d'un casque de scaphandre

leur permettant de tenir en plongée...

et qui maquillent leurs crimes, souvent commandités, contre de l'argent.

Une brigade fluviale, efficace, devrait être en mesure d'éradiquer au plus tôt

ces faux sorciersvéritables bandits des eaux.

 

Georges Mouillac

John-John

Godobé    (enfant de la rue)

No -45- TERRAIN VAGUE... VD
No -45- TERRAIN VAGUE... VD
No -45- TERRAIN VAGUE... VD

Nous en avons connu un en particulier...

Regard attendrissant de ses yeux fendus en amande, au blanc immaculé,

un sourire d'ange séducteur, aux dents parfaites.

***

Quelques années plus tard, devenu adolescent, 

il n'avait rien perdu de son charme!... (qui jouait, je m'en amusais,surtout auprès de mon épouse)

Lui seul, parmi la nuée d'enfants qui nous assiégeaient chaque jour,

lui seul, était en droit de nous taxer. Nous étions sa propriété, et celà nous satifaisait bien,

protégés que nous étions, de l'ensemble de la horde guenilleuse.

Il n'avait rien de famélique et pourtant il nous re servait son refrain:

« papa, maman, j'ai faim... » 

Ses yeux riaient de sa comédie, il nous en rendait complice...

et nous acceptions de jouer en pleine rue, au vu de tous,

chacun notre rôle: lui, le gavroche mendiant, et nous, les passants généreux...

Trop occupés à bâtir le Centre Pauline,

nous n'avions pas programmé une action en faveur des "godobés"...

Alors, vitement, nous nous soulagions d'un peu de monaie,

ou d'une pâtisserie achetée en sa compagnie, chez un libanais proche.

***

Préalablement implanté au parking du marché central du Km 0,

la petite bande d'enfants des rues venait de se délocaliser

au carrefour de Télécel et du Grand Café sur l'avenue Boganda

***

un "fauteuil roulant de la rue", vient à notre rencontre...

"Bonjour monsieur Georges,je voudrais vous informer que

votre ami John-John est incarcéré à Ngaragba".

l'infirme au fauteuil roulant souhaiterait que nous lui rendions visite en prison...

mais je subodore que cet intérêt porté à john-john par des "mundju de passage"

n'ayant avec lui aucun lien familial, risque de voir grimper sa cote 

sur le marché des bakchichs

le délit apparemment  semble mineur, et sa libération ne devrait pas tarder...

***

Lors de la dernière mission de l'année, pile - poil devant le Grand Café,

nous voyons venir à notre rencontre, toujours aussi souriant,

notre ami John-John, notre godobé chouchou.

Nous prenons de ses nouvelles sans demander compte 

de la nature du délit qui l'envoya en prison, et nous fendons d'un billet de retrouvaille,

sans omettre le puéril sermon de circonstance:

"j'espère que ce petit séjour en prison t'aura fait prendre conscience 

des dangers du désoeuvrement dans la rue, et que tu vas essayer de trouver 

un petit job bien honnête..."

Quand le 6 décembre nous avons quitté Bangui, 

notre ami John-John n'avait toujours pas lâché son carrefour stratégique...

Il nous taxa sans vergogne, à chacune de nos rencontres...

toujours avec son sourire désarmant.

***

Que pouvons nous faire de concret...  nous aussi,

pour les enfants des rues?...

Nous savons bien qu'il existe des organismes spécifiques à cette cause, mais voilà...

il y a si longtemps que vous et nous, croisons des John-John 

et nous continuons nos bla-bla de "grands bavards",  "kota yanga",  sur la toile...

Pondeurs à tout va de belles analyses...

Kota yanga (grande gueule) conseillère, moralisatrice, professorale, doctorale...

en des termes que nous pensons bien ciselés, pour nous faire mousser...

"Moi y en a bien parler...   écrire le français"    (Oui, parfois j'ai honte!...)

instant de gloire consécutive à une prise de parole sur le net...

éphémère, sans lendemain palpable... 

***

Pardon pour cette impuissance dévoilée...

Ne serions nous que des KOTA YANGA, 

des KOTAZO d'opérette?

(diaspora, lèves toi vraiment pour ton pays!)

Georges Mouillac

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Pour rendre la parole et libérer le peuple centrafricain

L'église Ste Bernadette de Champigny a accueilli

Monseigneur Dieudonné Nzapalahinga archevêque de Bangui 

***

14 juillet 2013   Allocution de S.E. 

Mr. l'Ambassadeur de France.

Un discours Fort.

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Serge MUCETTI, s'est exprimé en la Résidence de France, devant la communauté

des résidents expatriés  (sous la protection, visible, de militaires africains...) 

J'ai relevé quelques extraits de son allocution, aux-quels j'ai été sensible,

notamment ce rappel de la participation des militaires oubanguiens 

à la victoire française de Bir-Hakeim.

N'oublions pas que l'Ambassadeur parle au nom de la France.

"De ces longs mois surgit le 26 décembre 2012, ce jour honteux où les arrières petits-fils des combattants de Bir-Hakeim, alors que les échos de la célébration du 70ème anniversaire de la bataille ne s'étaient pas encore dissipés, les dédescendants des héros du 2ème bataillon de marche de l'Oubangui-Chari ont attaqué l'ambassade de France et brûlé le drapeau français. Je ne l'oublierai jamais. Je ne le pardonnerai jamais. 

 

                                                           220px-Insigne_BM2.jpg                                                                          

"Si nous sommes présents, ce n'est pas pour protéger un régime, c'est pour protéger nos ressortissants et nos intérêts et en aucune façon pour intervenir dans les affaires intérieures"

Mais nous soutenons un peuple

"Je dis bien construction".

En effet, je crois qu'il ne faut pas "reconstruire" la RCA sur les bases du passé qui ne feront que resurgir ses vieux démons.Il faut voir loin. Il faut "bâtir" la RCA nouvelle du XXI siècle. Une RCA tournée vers le futur, la mise en valeur de ses richesses agricoles et minières, les industries d'avenir, les nouvelles technologies, et sa jeunesse. Pour cela, il faut faire un effort massif dans l'enseignementl'école est une priorité nationale absolue.

Comme doit l'être la lutte contre la corruption.

Serge MUCETTI

********************* Le Président de Pauline Femme Centrafricaine qui souhaite vivement sa visite au Centre Pauline, vient de lui transmettre  ses compliments tout en sollicitant son soutien, à l'instar de son prédécésseur J.P Vidon, qui fut et demeure un très précieux AMI DE PAULINE.

***

Je me suis inscrit sur Face-book, afin d’aller au contact

des centrafricains de France...

Ecouter leurs propos sur cette crise...

J’ai parcouru chaque jour les médias écrits, écouté les infos télé,

interpelé les amis en France et à Bangui, au téléphone ou par mail:

« Quel temps fait il sous nos manguiers? »

A travers cette page, je voudrais livrer mes états d’âme...

tirés de mes lectures de face-book,

de mes écoutes sur les journaux télévisés...

***

Face- Book... Un véritable terrain miné!

Afin de recueillir des informations, des réactions sur la crise centrafricaine,

et le ressenti des centrafricains eux mêmes, 

j'ai pris le risque de rentrer dans le jeu des forums de discution,

me faisant hélas très souvent piégé par par des "amis" d'avantage enclins

au jeu de la polémique stérile, plus que de l'échange d'opinions constructives. 

Mais j'ai néanmoins beaucoup appris de tous... 

D'une part, de "petits rigolos blagueurs", ou "faiseurs d'embrouilles"

polémistes prompts à se saisir d'une vitrine pour exister...

se mettre en avant...

(sait on jamais) Ceux là, une fois démasqués, on s'en débarrasse d'un clic!

Mais enfin, et surtout, je me suis enrichi de quelques rencontres intéressantes

avec lesquelles je continue d'échanger, de partager informations et points de vue.

***

J'ai donc aussi souhaité mettre sur cette page,

quelques extraits tirés de ces instants passés loin 

de LA BELLE PAULINE ENDORMIE

en attendant  de revenir à son chevet, pour enfin la tirer de ce long

trop long sommeil, léthargique... CAUCHEMARDESQUE! 

***

En attente de la mise en place effective d'une résolution onusienne promise...

S'il est finalement admis que le pouvoir issu des événements guerriers

l'ayant porté au pinacle, a été fortement pénalisé dans ses tentatives de retour à l'ordre...

et ce, consécutivement aux exactions de nombreuses franges combattantes

qualifiées de « dissidentes » compagnons hélas, de sa marche conquérante...

lesquels, au vu de nombre d'observateurs, ont postérieurement semé

une désolation qualifiée de barbare... 

ne peut on craindre qu'avant de déguerpir, certains de ces éléments,

formellement identifiés et reconnus d'avoir mené contre la population,

ces actions irréversibles, et répréhensibles au regard des lois fondamentales

des droits humains, ne se lancent dans une fuite en avant, « perdu pour perdu »...

dans un ultime baroud prédateur, comme je l'évoquais ultérieurement ?...

Voir : l'invasion des criquets ...

http://www.paulinefca.com/n0-46-les-larmes-du-soleil-2.html

***

Nous le savions déjà...

certains êtres à notre image apparente, ne méritent pas

le "qualificatif d'humains." Ce sont de fait, des "animaux nuisibles..."

Et que fait-on généralement des nuisibles?...

La plupart de vos commentaires y répond!

Ces nuisibles qu'il nous est donné de voir ici, soulèvent l'indignation,

l'écœurement, le vomissement!...

Cette apparente attitude débonnaire des tortionnaires,

semble leur confiner une quasi certitude d'impunité, et ce,

au mépris de toute prudence élémentaire quant à être reconnus,

à tel point que l'un d'eux immortalise ce jeu cruel

sur fond de musique locale à la mode.

(au téléphone portable peut on présumer)

Alors me vient cette interrogation, quant à la diffusion de ce film... 

S'il y a eu fuite, afin d'appeler au réveil des consciences des grandes puissances,

qu'elle en est la source?...

Si ce film a été délibérément livré à You Tube, pour impacter leur action,

c'est peut être qu'il y a une volonté manifeste, d'affirmer un statut d'inviolabilité,

assurés qu'ils sont, d'une "couverture à toute épreuve"...

A moins qu'ayant atteint le bout de l'horreur, perdus pour perdus,

ils ne s'enfoncent dans ce qu'on appelle "une fuite en avant"

stigmatisant nos esprits d'effarouchés, risibles à leurs yeux,

par ce triste « spot publicitaire. » 

CAR POUR ATTEINDRE PAREIL DEGRE D'INHUMANITE,

IL FAUT NE PAS ETRE HUMAIN!

Ont ils subi des humiliations, des souffrances, un traumatisme tel,

que la bestialité qui sommeille comme nous le savons, en chacun de nous,

ait pu atteindre ce paroxysme de haine, pour aller jusqu'à l'indifférence

devant la souffrance d'autrui, LE VIDE SIDERAL DU COEUR!

(pour ceux qui par curiosité sont allés sur l'une des dernières pages

du Blog de Pauline Femme Centrafricaine,

j'ai évoqué cette hypothétique configuration, en m'inspirant

d'un fléau biblique: "l'invasion des criquets".

Beaucoup d'hommes et de femmes protègent même les animaux...

C'est ce qui fait notre supériorité!

Je voudrais rappeler que nous, nous sommes des êtres HUMAINS,

dotés d'une âme, et qu'en aucune façon nous ne devons renoncer

à notre statut supérieur en rejoignant ces barbares dans la barbarie.

Nos lois humaines existent...

ELLES VONT LES CONDAMNER ET LES CHÂTIER!

(en réponse à un film diffusé sur FB par des tortionnaires séléka,

entrain de commettre leurs exactions sur des civils chrétiens ligotés)

Georges Mouillac

***

Merci Bertrand.Vitu. de nous offrir cette fenêtre de réflexion sur un drame minoré,

oublié, et pourtant gravissime. 

Les indépendances se sont peut être faites à la va vite... 

On s'est "débarrassé du bébé et de l'eau du bain"

au mépris d'un "devoir d'accompagnement"

à plus ou moins long terme... A ne pas confondre avec ce "paternalisme" 

au parfum post-colonial que l'on pointerait immanquablement du doigt, 

et qui en la circonstance, à juste titre, peut réfrigérer les vélléités 

d'un nouvel engagement du puissant "cousin" appelé aujourd'hui à cors et à cris.

Mais bon gré, mal gré, les sollicitations répétées que je lis sur la toile,

devraient le contraindre à cette intervention salvatrice...

Son devoir de "sevrage" ayant été baclé, force est de constater

qu'au bout de cinquante années de gabegies, son turbulent "petit cousin"

lui colle encore aux basques...
Je reprendrai pour illustration, cette subtile image de Jean-Dominique MERCHET,

journaliste à *L'OPINION* extraite d'une interview analytique de la situation: 

"La Centrafrique est comme le sparadrap du capitaine Haddock... 

Il voudrait bien s'en débarrasser, mais il lui reste collé au doigt"

Image sans doute réductrice pour de nombreux centrafricains...

Mais la langue de bois serait de mon point de vue, irresponsable voire "ASSASSINE"

assimilable au délit de NON ASSISTANCE A PEUPLE EN DANGER,

eu égard aux exactions commises à l'encontre d'une Nation,

et qui perdurent, sans aucune lueur apparente d'espoir au bout du tunel.

Georges Mouillac

***

*Qu'Allah pardonne nos égarement... Frères humains devant Dieu,

merci de nous accueillir par ces quelques mots prière.*

(propos d'un Général...)

Voici ma réponse:

Dans le cathéchisme qui me fut enseigné, Dieu nous impose d'accorder réparation

à ceux que nous avons bléssé. 

C'est alors seulement qu'il nous accordera son pardon.

Je pense que quel que soit le nom qu'on lui donne, son exigence reste la même.

J'espère que viendra bientôt le jour, où Dieu posera enfin une main clémente

sur ce joli et gentil pays, qui voit depuis trop longtemps se succéder les "égarements" 

de ses kota-zo, pour qu'enfin nous puissions rêver d'un bonheur partagé

dans une fraternité diversifiée, hor nos couleurs et nos croyances religieuses.

Georges Mouillac

***

Le patriotisme n'est pas timide. On est patriote ou on ne l'est pas!

Le p'têt ben qu'oui... le p'têt ben qu'non en la circonstance ne me satisfait pas. 

Être patriote c'est aimer son pays, point barre! Mais aimer son pays ne signifie nullement

qu'il faille suivre aveglément les dérives comportementales.

Ne nous laissons pas entrainer sur le terrain d'un nationalisme exacerbé...
Bien des allemands étaient de vrais patriotes et n'ont pas adhéré à l'idéologie nazi...
A ceux là, il leur en a cuit!

Je suis moi même Oubanguien de sang et de terre...

Je dis de TERRE et non de SOL...
Nuance d'importance. Le SOL étant superficiel,

la TERRE étant le réceptacle de RACINES PROFONDES.

Je flirte passionnément avec mon patriotisme "franchouillard" 

et ma coquetterie "oubanguienne" de MOLEGE TI KODORO 

N'en déplaise à certains ni-ni, qui m'interpellent,

il n'y a chez moi aucune ambiguïté.

Cette richesse est mienne, patrimoniale... JE LA REVENDIQUE!

Georges Mouillac

***

 L'INJUSTICE DIVINE.

 

Petite nouvelle écrite en réponse à l’interrogation d’un jeune internaute,

sur l’injustice peut être divine qui venait de s'abattre sur son pays.

 

Mon cher Pacôme.

Sachez que je ne suis pas bigot... Loin sen faut!

Ce dimanche matin au sortir de la messe après avoir prié et communié.

Le ciel était bleu, les oiseaux gazouillaient... Une belle journée m’attendait...

Une petite fille sautille sur le trottoir, accrochée à la main de sa grand mère...

Quand soudain, surgi de nulle part, un jeune homme les bouscule et s'empare

du sac en bandoulière de la grand mère, et détale...

Témoin indigné de la scène, et encore en possession

de mes bonnes jambes d'ex-athlète, je me lance à la poursuite du délinquant.

Sur le point de lui mettre la main au collet, la canaille se heurte à une poubelle

et nous entraine tous deux dans un roulé-boulé, hors du trottoir...

Un véhicule l'évite de justesse, mais malheureusement me percute violemment.

Avant que de clore définitivement les yeux, j'ai le temps d'apercevoir

le voleur du dimanche, braqueur de grands mères,

qui disparait à l'angle de la rue, emportant son butin. Je meurs!...

Mon âme flottant au dessus de mon corps inerte, observe la venue un peu inutile

d'une ambulance... La petite fille pleure, les badauds sont révoltés!...

La grand mère se lamente: « et tout ce malheur pour un vieille bourse

dans laquelle je n'avais que de quoi acheter une baguette de pain

et le croissant du dimanche pour ma petite fille... »

Mon âme file devant St Pierre et le Bon Dieu qui m'ouvrent immédiatement

les portes du Paradis.

Un tantinet bougon tout de même, je laisse grincer entre mes dents,

un petit pic quant à la justice Divine: « et dire que le voleur lui, il court toujours... »

St Pierre qui a l'ouïe fine, s’approche alors de mon oreille,

et afin que le Bon Dieu ne l'entende pas à propos de mon petit parjure, il me murmure:

« si l'accident était survenu hier, tu serais sans doute allé tout droit en enfer... »

Puis d'ajouter avec un clin d'oeil complice:

« Souviens toi d'hier matin avant ta confession et ta communion de ce matin...

Souviens toi mon petit Georges, ton âme n'était pas belle à voir... »

Et s'est ainsi que le coeur plein d'allégresse,

je pénétrais au Royaume des Cieux,

conscient de n'avoir pu contrecarrer mon destin terrestre,

mais heureux d'avoir pu néanmoins

influer favorablement mon devenir dans l'éternité...*

Georges Mouillac

 

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